L’intelligence artificielle générative est considérée par une majorité comme un progrès majeur de nos jours, peut-être l’est-elle mais qu’en est-il de sa conscience écologique ?
Récemment, une étude menée par Alex de Vries-Gao démontre que l’IA a consommé entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau pour l’année 2025. En comparaison, l’industrie de l’eau en bouteille en a utilisé environ 446 milliards de litres. Qu’explique cette utilisation massive des IA génératives ?
Lorsqu’une recherche IA est effectuée, des calculs sont faits dans des serveurs, des serveurs qui chauffent et qui doivent être refroidis. Refroidis comment ? Avec de l’eau, évidemment ! Ces serveurs assèchent les rivières, des zones entières ayant déjà des problèmes d’eau. Le collectif espagnol Tu Nube Seca Mi Río (NDLR : Ton nuage (dans le sens cloud) assèche ma rivière) dénonce ces abus en Aragon et en Castille-la-Manche. Ils dénoncent aussi un bluewashing (NDLR : greenwashing mais au niveau de la consommation d’eau) de ces géants de la technologie, qui passe par des forums tels que TechForWater.
“Entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau,” ce flou dans la consommation d’or bleu des IA génératives est principalement dûe au manque de transparence des géants informatiques qui ne veulent pas avertir l’utilisateur des dégâts causés. Les estimations sont imprécises, certains parlent d’un demi-litre d’eau gâchée à chaque recherche, d’autres parlent de la même quantité toutes les cinq recherches…
De plus, l’IA ne nous vole pas que de l’eau mais aussi des minerais de métaux précieux (le cobalt par exemple) nécessaires à la fabrication de ces centres de données qui surchauffent. Évidemment, les pays que l’on creuse et que l’on vide de toutes ressources sont toujours les mêmes : la République démocratique du Congo, la Zambie, Cuba… Ces extractions menacent la vie des populations locales, polluent les terres et l’eau…
En plus de l’eau et des minerais, l’IA a besoin d’électricité pour fonctionner. La même étude du néerlandais Alex de Vries-Gao, montre que les serveurs nécessaires à l’IA générative pourraient utiliser entre 85 et 134 térawattheures d’ici 2027, ce qui équivaut à une recherche Google fois dix. Les chercheurs estiment que d’ici 2027, l’IA consommera une quantité d’électricité similaire à celle de l’Argentine, cinq fois la France en superficie.
Aujourd’hui, selon l’Ifop, l’institut français d’opinion publique, l’IA est utilisée quotidiennement par 85 % des 18-24 ans et environ 2,5 milliards de requêtes passent par ChatGPT chaque jour. Toujours selon l’Ifop, “ces technologies sont principalement utilisées pour effectuer des recherches (34%), gagner du temps dans la vie quotidienne (28%), corriger des fautes d’orthographe (23%), stimuler la créativité (13%) ou renforcer la confiance en soi (10%).”
C’est donc à nous, génération-Z d’agir sur notre consommation, arrêter l’usage de l’IA ou en tout cas de le réduire sachant que les grandes entreprises d’IA ne réduiront pas leur impact écologique de sitôt.
Chez BlaBlaPresse, nos équipes sont contre l’usage de l’IA, nous continuerons d’écrire nos articles nous-mêmes, publiés avec nos photos et nos dessins.




